Bien-êtreEsthétiqueRéduction mammaire : quelles précautions avant l'opération ?

Réduction mammaire : quelles précautions avant l’opération ?

Quand la taille des seins devient un problème physique ou une gêne esthétique, le recours à la réduction mammaire est particulièrement indiqué. Si vous souhaitez réduire le volume de votre poitrine, voici toutes les précautions à prendre avant l’opération chirurgicale.

Quand faire une réduction mammaire ?

Lorsque les seins sont trop volumineux, ils peuvent avoir un impact sur le quotidien des femmes. Cette hypertrophie mammaire peut engendrer une gêne psychologique : perte de confiance en soi, dépression ou encore baisse de libido. L’hypertrophie des seins peut aussi entraîner des complexes ou une gêne pour la pratique de certains sports. En plus de ces deux aspects, des seins lourds et volumineux entraînent des troubles physiques telles que des douleurs cervicales, au niveau du dos et des épaules.

Réduction mammaire Généralement, une grosse poitrine s’accompagne d’une ptose mammaire, c’est-à-dire un affaissement des seins, souvent très mal vécu par les femmes.

Quelles sont les précautions à prendre avec une réduction mammaire ?

Vous êtes prête à franchir le pas et vous voulez tout savoir sur la réduction mammaire ? Voici les différentes étapes de la chirurgie plastique.

Les précautions avant l’intervention

En premier lieu, sachez que vous devez arrêter de fumer un mois avant l’intervention chirurgicale. Par ailleurs, si vous prenez un traitement qui fluidifie le sang comme l’aspirine ou des anticoagulants, pensez à le signaler au praticien.

Lors de votre première consultation avec le chirurgien esthétique, celui-ci analysera vos antécédents médicaux et chirurgicaux pour écarter d’éventuelles contre-indications.

Dossier médical

Après un examen de votre poitrine, le chirurgien énumère les changements qu’il préconise pour retrouver une poitrine qui soit en harmonie avec votre silhouette : taille de soutien-gorge, volume et type de poitrine souhaités.

Ensuite, le chirurgien explique le déroulé de l’opération qui s’effectue sous anesthésie générale. En règle générale, l’acte chirurgical débute par une incision cutanée qui prend la forme d’un T : une incision sur le pourtour de l’aréole, une autre verticale et une troisième horizontale, dans le sillon sous-mammaire. Il retire ensuite l’excès glandulaire et graisseux du sein, puis l’excès cutané et réalise des sutures fines et résorbables en fin d’opération.

À la fin du premier rendez-vous, un devis vous sera remis ainsi qu’un consentement éclairé à signer et à remettre lors de la consultation suivante et une prescription pour une mammographie et/ou échographie.

Lors de la deuxième consultation, le plasticien vérifie les résultats de la mammographie. S’il n’y a aucune contre-indication, il ne restera plus qu’à prendre rendez-vous avec l’anesthésiste avant la date de l’opération.

Les précautions postopératoires

L’opération se fait en ambulatoire, l’hospitalisation est donc courte et le retour à la maison rapide. L’intervention est peu douloureuse, cependant, la patiente doit suivre les recommandations du chirurgien-plasticien pour que la cicatrisation soit optimale.

Traitement post opératoire

  • Prendre les anti-inflammatoires et/ou les antalgiques prescrits.
  • Prévoir 10 à 15 jours de repos et éviter de conduire son véhicule pendant 7 jours.
  • Bien porter le soutien-gorge de contention jour et nuit.
  • Dormir sur le dos pendant une semaine.
  • Privilégiez les douches aux bains, qui ne sont pas conseillés.
  • Attendre un mois avant de reprendre une activité physique.

Les premiers résultats seront visibles aux alentours de 6 mois, après la disparition des œdèmes. Il faudra encore attendre 6 autres mois pour obtenir un résultat définitif, avec une stabilisation des cicatrices et une peau qui aura retrouvé sa sensibilité.

Comme pour toute intervention de chirurgie, des complications sont possibles : aréoles moins sensibles ; hématomes, infections, nécrose, mauvaise cicatrisation… Sachez également que la réduction mammaire peut compromettre l’allaitement. Si vous désirez allaiter, prévenez votre chirurgien afin qu’il touche le moins possible aux canaux lactifères.

Pour conclure : si vos seins sont trop gros, si vous avez des douleurs dorsales ou si vous avez des complexes, n’hésitez pas à franchir le pas. La plastie mammaire est prise en charge par la sécurité sociale dès lors que l’on vous retire plus de 300 g de glande mammaire par sein.