Quelles sont les principales pathologies visuelles ?

SantéQuelles sont les principales pathologies visuelles ?

Des maladies de l’œil (à ne pas confondre avec les troubles visuels) existent et si elles ne sont pas traitées, elles peuvent avoir des conséquences importantes conduisant à la cécité. Si certaines sont facilement détectables, d’autres sont plus insidieuses et nécessitent de faire des contrôles réguliers chez l’ophtalmologiste averti de façon à anticiper leur apparition. Faisons un point sur les différentes pathologies visuelles qui existent et expliquons la différence avec les troubles visuels.

C’est quoi une pathologie visuelle ?

Une pathologie visuelle comme son nom l’indique est une maladie touchant l’œil et impliquant une diminution progressive de la vision. Elle peut être d’origine héréditaire, liée à l’âge ou à une mauvaise hygiène et même ex nihilo. Il ne faut pas la confondre avec un trouble visuel qui peut être corrigé assez facilement avec un dispositif de correction (lunettes, lentilles) comme pour la myopie ou la presbytie. La pathologie visuelle est plus difficile à corriger et peut demander des opérations lourdes. On dénombre environ une dizaine de pathologies visuelles : glaucome, cataracte, myopie très forte, névrite optique, Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), rétinite pigmentaire, maculopathie diabétique, rétinopathie diabétique, hémianopsie homonyme. Nous allons ensemble tâcher d’en savoir plus sur ces différentes pathologies qu’il est important de faire dépister rapidement par le biais d’un suivi ophtalmologique.

C'est quoi une pathologie visuelle ?
Source : shutterstock.com

Les exemples de pathologies visuelles

Glaucome

Le glaucome survient généralement vers quarante ans, même s’il peut aussi survenir à d’autres âges y compris chez les enfants et les jeunes adultes. Son origine vient d’un mauvais écoulement de l’humeur aqueuse dans l’œil qui fait augmenter la pression intra-oculaire jusqu’à abîmer le nerf optique et ainsi rétrécir le champ visuel.

C’est la pathologie visuelle la plus insidieuse, car il n’y a aucun symptôme détectable les premières années de la maladie et il y a un risque qu’elle soit détectée que lorsqu’elle a déjà commis des dégâts irrémédiables. Un des indices permettant de la détecter est de relever la pression intra-oculaire. Lorsque celle-ci est élevée, cela peut être un signe avant-coureur d’un glaucome, même si les deux ne sont pas nécessairement corrélés. Le mieux est donc d’aller mesurer sa pression intra-oculaire chez l’ophtalmologiste au moins une fois par an, même si on n’a aucun problème aux yeux.

DMLA

La DMLA est une maladie qui perturbe la vision centrale. Elle n’entraîne pas la cécité complète, car généralement la vision périphérique est préservée. On compte deux déclinaisons de la DMLA. La plus fréquente est la version sèche qui est très lente et progressive. Moins répandue, la version humide survient rapidement et entraîne un risque plus important de perte totale de la vision. Parmi les causes souvent formulées, on retrouve la génétique, l’appartenance ethnique, le tabagisme.

Les troubles visuels courants

Il ne faut pas confondre les pathologies visuelles qui sont graves et peuvent avoir des conséquences irrémédiables avec les troubles visuels qui sont encadrés et peuvent être facilement corrigés. Si les troubles visuels peuvent être handicapants sans correction, une fois corrigés à l’aide d’un dispositif spécifique, il est possible de vivre, avec, toute sa vie. Voici quelques exemples de troubles visuels :

La myopie

Ce trouble est dû à un globe oculaire anormalement long. Aussi, la focalisation de l’image se forme sur l’avant de la rétine et entraîne une mauvaise vision de loin. La myopie est très courante et l’on estime que 40% de la population européenne en est touchée. Une myopie très forte, c’est-à-dire à partir –6 de  dioptries est considérée comme une pathologie.

La myopie
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L’hypermétropie

À l’inverse de la myopie, l’hypermétropie est due à un globe oculaire anormalement court.  La focalisation de l’image se forme ainsi sur l’arrière de la rétine et entraîne une mauvaise vision de près.

La presbytie

C’est un trouble lié à l’âge. Il s’agit de l’épaississement du cristallin qui perd en souplesse. Cela a pour conséquence une perte de la mise au point visuelle de près et un manque d’accommodation de l’œil.

Les troubles visuels liés à la lumière bleue

Le spectre de lumière diffusé par les écrans est composé d’UV invisibles et pourtant dangereux pour l’œil. ll peut provoquer des troubles visuels, une difficulté d’accommodation, une sécheresse oculaire et une irritation, des maux de tête. Il peut également provoquer des lésions photochimiques de la rétine, c’est-à-dire altérer la capacité d’absorption de l’œil et détruire à terme la rétine. Aussi, la lumière bleue est fortement suspectée d’augmenter le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge et de développer la cataracte, même si cela n’a pas encore été prouvé scientifiquement. Aussi, il peut être prudent de travailler devant les écrans avec un dispositif protecteur.

Les pathologies héréditaires ou liées à l’âge

La DMLA est principalement causée par l’âge, même si comme on l’a vu d’autres facteurs peuvent intervenir. Aussi, il est recommandé de faire des examens oculaires tous les ans à partir de 60 ans.

La cataracte est également associée à un processus normal de vieillissement et elle est très courante. Tout comme toutes les maladies touchant l’œil, elle a également d’autres facteurs comme le diabète ou le tabagisme. Il est recommandé d’aller voir un ophtalmologue lorsque les premiers troubles apparaissent. Aujourd’hui, l’opération pour corriger la cataracte est la plus courante.

Les pathologies héréditaires ou liées à l’âge
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Enfin, le décollement de la rétine est aussi induit en partie par la vieillesse et surtout la myopie . il se manifeste par la perception d’éclairs devant les yeux même lorsqu’ils sont fermés  .  Si la rétine est déchirée, mais pas encore décollée, il existe des traitements préventifs pouvant l’empêcher d’atteindre le stade supérieur. Il s’agit d’administrer des petits coups de laser autour de la rétine endommagée, afin que ces déchirures cicatrisent et scellent les bords de la déchirure rétinienne. En cas de décollement, un acte chirurgical plus lourd est nécessaire.