SantéProfessionnels de santéLe CBD est-il détectable dans le sang et la salive ?

Le CBD est-il détectable dans le sang et la salive ?

Depuis sa découverte en 1947, le CBD ne cesse d’alimenter les débats médicaux, politiques et sociaux. C’est une molécule naturellement présente dans la plante de chanvre et le cannabis. Elle n’est pas considérée comme une drogue, car elle ne possède aucun effet psychoactif. Pour cette raison, sa consommation est légale en France. Toutefois, le CBD doit contenir 0,3% de THC maximum pour être légal. Le THC étant une substance psychotrope. Beaucoup se demandent cependant : est-ce que le cannabidiol est détectable dans la salive et le sang ?

Le CBD n’est pas dangereux pour la santé

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2017, le CBD ou le cannabidiol n’est pas dangereux pour la santé. Ce produit ne produit en effet pas les effets secondaires que l’on observe généralement avec les cannabinoïdes comme le THC. À Paris, Lyon, Rouen ou Rennes, les boutiques qui proposent cette substance ne cessent de fleurir. Vous pouvez d’ailleurs trouver du cannabidiol de qualité à un prix abordable dans la boutique Feeling CBD, qui propose la vente en ligne de CBD. Ce site propose une multitude de produits à base de CBD.

Depuis le 19 novembre 2020, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé illégale l’interdiction de vendre le cannabis. Plus loin, la Cour de cassation française a soutenu dans un arrêt du 23 juin 2021 que la vente de CBD est légale dans le pays. Tout cela prouve que le cannabidiol n’est pas dangereux pour la santé. Le marché du CBD pèse aujourd’hui entre 150 et 200 millions d’euros. Il pourrait atteindre bientôt le milliard.

CBD législation

Le cannabidiol contient un faible taux de THC

Il est très important de différencier le cannabidiol du THC (tétrahydrocannabinol). Le THC est en effet une molécule qui a des effets psychotropes sur la santé. Les troubles psychiques sont les premiers symptômes observés chez les patients qui souffrent d’une addiction au cannabis. Cela peut se traduire par une perte de contact avec la réalité, des délires, des convictions paranoïaques ou des hallucinations auditives. À l’inverse, les maladies physiques les plus récurrentes liées au cannabis sont : les infections pulmonaires, les problèmes cardiovasculaires ou encore le cancer. Fort heureusement, le CBD ne contient qu’une faible et non dangereuse quantité de THC (autour de 0,2%). La présence de THC dans le cannabidiol est suffisamment insignifiante pour ne pas endommager le fonctionnement de votre organisme.

Le CBD est difficilement détectable dans un test salivaire et sanguin

Étant donné que le CBD contient une faible quantité de THC, il est difficilement détectable dans un test salivaire et sanguin. Toutefois, vous pouvez avoir des tests positifs au cannabis, si vous consommez une quantité importante de CBD. Ce qui augmente en réalité dans votre organisme c’est le taux de THC. Cette molécule peut ainsi vous causer des démêlés avec la justice. Pour éviter les poursuites judiciaires, vous devez en tant que consommateur contrôler votre consommation de cannabidiol. L’usage du cannabis thérapeutique doit toujours être contrôlé et raisonnable. De plus, nous vous conseillons de ne pas en consommer avant de conduire, le CBD peut en effet altérer votre concentration. Il existe différents modes de consommation du CBD notamment : les fleurs, les huiles, la résine, etc.

Certains modes sont en revanche plus susceptibles d’engendrer un résultat positif pour un test de dépistage que d’autres. Les fleurs de CBD destinées à l’infusion par exemple peuvent entraîner un test positif. Elles contiennent en effet plus de THC (+0,2) que les autres produits de CBD. Les plantes constituent en réalité la variable la moins contrôlable. Or, on peut faire des dosages précis avec des capsules, des gélules ou de l’huile. Les spécialistes recommandent d’ailleurs une consommation à base d’huiles de CBD pour limiter les risques. Cela vous permettra d’avoir une marge de sécurité pour d’éventuels tests médicaux.

test salivaire CBD

Le CBD n’est pas une drogue

Le cannabidiol n’est pas une drogue, même si elle possède une relation particulière avec le THC qui est un stupéfiant. Il est certes vrai que le THC et le CBD sont issus de la même variété de plantes, c’est-à-dire le cannabis. Néanmoins, le CBD n’est pas un psychoactif comme le THC. Il n’est pas classé dans la catégorie des stupéfiants par les autorités judiciaires. De plus, sa consommation n’est pas punie par la loi. Lors de contrôles routiers, c’est la présence du THC dans la salive des usagers que les policiers recherchent en priorité. En revanche, comme nous le disions précédemment il est déconseillé de consommer du CBD avant de conduire, bien qu’il ne s’agisse pas d’une drogue à proprement parler. La consommation de drogue est, quant à elle, illégale en France. En cas d’infraction, vous encourez en effet de lourdes amendes, voire la prison :

  • jusqu’à 2 ans de prison,
  • jusqu’à 4500 euros d’amende,
  • jusqu’à 3 mois d’annulation de permis de conduire ou 6 points en moins sur le permis.

Les tests salivaires permettent généralement de détecter différents types de stupéfiants, et ce, quelles que soient leurs quantités dans le sang. Le cannabis est généralement identifié jusqu’à 6 à 10 h après la consommation pour un usage occasionnel. Pour un usage régulier en revanche, ce produit est détectable au bout de 24 h à 8 jours. En revanche, ce n’est pas la même chose lorsque l’on fait des tests pour détecter la prise d’amphétamines. On peut observer leur présence dans l’organisme entre 40 et 60 h après la consommation. L’inhalation de la cocaïne et du crack par contre est visible au bout de 24 à 48h. Pour finir, les opiacés sont détectables entre 36h et 48h après leur consommation.

Il est interdit de refuser un test salivaire sous peine de sanctions graves. Dans ce contexte, vous pouvez être condamné à deux ans d’emprisonnement ferme ou 4500 euros d’amende. On peut également vous retirer 6 points sur votre permis de conduire lorsque vous refusez d’obtempérer. Comme le disent les Allemands « dura lex, sed lex », c’est-à-dire « la loi est dure, mais c’est la loi ».