La vérité sur l’eau potable

Bien être et diétique La vérité sur l'eau potable

En France, c’est le code de la Santé Publique (basé sur la directive européenne 98/83) qui fixe les limites de qualité que doit respecter l’eau distribuée au robinet des consommateurs pour être considérée comme potable c’est-à-dire sans danger pour la santé. Mais, bien que les pouvoirs publics s’efforcent au maximum de protéger les ressources en eau, celles-ci ne sont pas exemptes de polluants et certains polluants peuvent parfois résister au traitement et se retrouver dans l’eau potable. Dans les paragraphes suivants sont passées en revue quelques-unes des grandes classes de polluants rencontrés, leurs dangers pour la santé, les différents moyens mis en place pour s’en protéger ainsi que leurs limites et inconvénients éventuels.

Filtration et purification de l’eau : est-ce nécessaire ?

Concernant l’eau potable et en termes de santé publique, il est d’usage de distinguer deux types de risques sanitaires pour le consommateur : le risque à court terme (quelques heures ou quelques jours) et le risque à long terme. Bien que les organismes microbiologiques (bactéries, virus, protozoaires) contenus dans les eaux brutes ne soient pas tous dangereux pour l’Homme, certains, pathogènes, peuvent entraîner des problèmes de santé en quelques heures (diarrhée, gastro-entérite, etc.). De fait, le risque microbiologique est le seul risque à court terme lorsque l’on parle d’eau potable. Ainsi, le rôle principal des usines de traitement est de modifier les caractéristiques physico-chimiques de l’eau « brute » captée dans le milieu naturel (eau souterraine ou eau « de surface » : rivières, lacs, etc.) afin de la rendre potable au sens réglementaire du terme.

Le risque microbiologique est maîtrisé au cours du traitement des eaux par l’utilisation de produits, le chlore sous ses différentes formes étant le plus répandu au niveau national. Malheureusement, comme souvent, résoudre ce problème en crée un nouveau, car le chlore n’est pas toujours sans danger pour la santé humaine. Notamment sa réaction chimique avec les matières organiques éventuellement contenues dans l’eau peut produire des THM (Tri Halo Méthane) potentiellement cancérigènes au bout de quelques années d’absorption par le consommateur (cancer de la vessie notamment). Par ailleurs, le chlore est souvent à l’origine d’une dégradation des qualités organoleptiques (goût, odeur) de l’eau. Ainsi, disposer à son domicile d’un dispositif de « déchloration » peut présenter un avantage important. Certains types de filtres présentés sur le site d’eauvie vont améliorer grandement la qualité de l’eau en la débarrassant du calcaire, du chlore, des résidus de pesticides notamment, mais aussi en la vitalisant.

Vitalisation de l’eau : de quoi s’agit-il ?

Il s’agit de reproduire les mouvements de l’eau dans la nature qu’il s’agisse de tourbillons, spirales ou autres. Pour ce faire, il est nécessaire d’utiliser des filtres et des accessoires différents afin de dynamiser l’eau. Ce procédé est parfois critiqué, mais est de plus en plus adopté par les consommateurs, le procédé aurait des effets bénéfiques sur la santé. Il est donc particulièrement important de vitaliser ou dynamiser l’eau filtrée afin de lui rendre son énergie naturelle. Consommer de l’eau filtrée, nous le rappelons, permet de réduire son empreinte écologique en diminuant la consommation d’eau en bouteille et donc de plastique. C’est un choix qui est à la fois économique et écologique.

eau potable

Éliminer les micropolluants dans l’eau

Sont regroupés sous le terme générique « micropolluants » des composés chimiques d’origines variées présents dans l’eau à de très faibles concentrations (de l’ordre du microgramme ou du nanogramme par litre).

Les pesticides sont des micropolluants bien connus du grand public. Ils sont utilisés dans le domaine agricole pour protéger les cultures, mais aussi par les particuliers. Nombre d’entre eux et de leurs sous-produits de dégradation sont des produits cancérigènes avérés d’après l’Organisation mondiale de la santé. Un exemple fameux ces dernières années, puisque largement repris par la presse nationale et internationale, est celui du glyphosate (le « Round Up » de la firme Monsanto). L’Europe, qui dicte via ses directives les réglementations nationales relatives à l’eau potable, a eu sur le sujet une attitude controversée : une interdiction du Glyphosate traîne depuis quelques années. Pourtant la firme Monsanto perd un à un partout dans le monde les procès qui lui sont intentés. L’un des plus récents (jugement rendu en octobre 2020) a eu lieu en France où Monsanto a été condamné après 14 ans de procédure suite à la plainte d’un agriculteur se plaignant de troubles neurologiques. Le charbon actif est la plupart du temps un bon moyen de retenir les pesticides. Certains filtres fabriqués avec ce matériau sont disponibles à la vente pour les particuliers.

Mais l’appellation « micropolluants » regroupe bien d’autres molécules que les pesticides. Citons entre autres les métaux lourds (arsenic, mercure, cadmium…) et les résidus médicamenteux (dont certains perturbateurs endocriniens). Enfin, il est important de noter que certains micropolluants non présents dans l’eau brute sont pourtant parfois détectés dans l’eau du robinet. C’est notamment le cas du CVM, potentiellement cancérigène (cancer du foie), qui apparaît pendant le transport de l’eau dans le réseau de distribution lorsque celui-ci contient de vieilles canalisations en PVC.

filtration eau potable

Les minéraux présents dans l’eau

Présents à l’état naturel dans les eaux et les sols, les minéraux ne sont pas à proprement parler des polluants. En effet, ils ne présentent pas de danger avéré pour la santé et sont utiles à la plupart des organismes vivants. Le calcium et le magnésium sont ceux que l’on retrouve aux concentrations les plus élevées dans les eaux souterraines et les eaux de surface (en dehors de l’eau de mer bien sûr, riche en chlorure de sodium) utilisées pour la production d’eau potable.

Du point de vue de la minéralisation, des paramètres tels que le Th (Titre hydrotimétrique) et le TAC (Titre alcalimétrique complet) font partie des analyses réalisées classiquement sur les eaux brutes et sur les eaux potables. Ils permettent de savoir si une eau est « dure » ou plutôt « douce ». Sous certaines conditions, une eau dure (riche en calcium notamment) aura tendance à former un dépôt blanchâtre au fond des récipients domestiques : verres, casseroles, etc. Ce dépôt de « calcaire » peut aussi endommager certains appareils électroménagers tels que les lave-linges, les lave-vaisselles ou les chauffe-eaux. Dans le cas d’une eau très dure et à des fins de préservation de l’électroménager domestique, l’installation d’un adoucisseur ou d’un autre système de traitement du calcaire peut être nécessaire.