Poitrine trop généreuse, petits seins, seins trop lourds … la chirurgie esthétique permet de diminuer l’hypertrophie mammaire, d’augmenter le volume des petites poitrines, mais aussi de reconstruire les seins pour faire face après une chirurgie pour un cancer. Chaque année en France, environ 70 000 femmes se font refaire la poitrine afin de retrouver de leur identité féminine. Parce qu’une poitrine non acceptée peut entacher les relations sexuelles, nuire à l’estime de soi, mais avoir aussi une incidence sur la vie sociale, il existe différentes techniques pour remédier à cela. Passage en revue avant de vous lancer. 

Chirurgie esthétique du sein 

En franchissant la porte d’un cabinet de chirurgie esthétique, vous pourrez corriger les imperfections de votre poitrine et reconquérir votre féminité. Mais avant toute chose, ayez à l’esprit qu’une opération de chirurgie esthétique ne doit pas être pris à la légère. Décision lourde, elle doit être mûrement réfléchie même si les risques sont moindres de nos jours. C’est pourquoi, avant de passer au bloc, le chirurgien esthétique en charge de la correction procédera à plusieurs entretiens. L’occasion de lui poser toutes les questions qui vous traversent l’esprit, mais aussi d’avoir connaissance des tenants et des aboutissants de la solution choisie, mais aussi d’en connaître les conséquences et les éventuels risques post-opératoires. 

La réduction mammaire 

Dans ce cas, l’opération vise à réduire le volume des seins ou à en corriger la chute, on parle alors de ptose, par rapport à votre morphologie. Si cet excès peut entraîner un certain degré d’asymétrie mammaire, il n’en reste pas moins que l’hypertrophie mammaire à des répercussions fonctionnelles (douleurs du dos, gêne pour la pratique d’un sport, difficultés vestimentaires, douleur pendant la période prémenstruelle, attitude de cyphose entraînant le port d’un soutien-gorge dont les bretelles scient les épaules) plus ou moins gênantes. Quoi qu’il en soit, vous n’avez d’autre choix que de passer par la chirurgie. 

La consultation permettra de procéder à un examen complet, d’étudier la morphologie de votre poitrine, la qualité et le volume de la glande mammaire, d’évaluer l’importance de l’hypertrophie et du relâchement cutané. Sachez qu’une mammographie, une échographie mammaire et la prise de photographies viendront compléter le bilan pré-opératoire mené par le chirurgien esthétique. Après avoir pris les préconisations d’usage avant l’intervention, l’opération se fait sous anesthésie générale et dure environ 2 heures. Un système de drainage est laissé jusqu’au lendemain pour limiter la formation d’un hématome. Si les douches sont possibles dès le lendemain avec un savon doux, le port d’un soutien-gorge adapté est préconisé entre 2 et 3 semaines nuit et jour. À partir de 4 semaines, il est possible de reprendre une activité physique après avis du médecin. Sachez que la lactation est souvent contre-indiquée, voire impossible, et que le mamelon peut être plus ou moins sensible après l’opération. Dépendamment de la technique employée, la cicatrice peut être plus ou moins discrète. Dans tous les cas, la finesse de la cicatrice dépend de la capacité de votre peau à cicatriser (une languette gélatineuse est en passe de devenir un pansement de choix pour les plaies ouvertes). Pour finir, sous certaines conditions l’assurance maladie participe financièrement en général, si le chirurgien retire plus de 300 grammes par sein notamment.

L’augmentation mammaire 

Que vous souhaitiez augmenter le volume de vos seins, en finir avec les seins qui tombent ou reconstruire un sein après avoir subi une chirurgie d’exérèse pour cancer, le chirurgien esthétique peut disposer un implant mammaire. Ce dernier peut être situé derrière la glande mammaire, c’est-à-dire devant le muscle pectoral ou bien, être inséré sous le muscle. Dans ce cas, le résultat est plus naturel. Là encore, lors des entretiens, le chirurgien évaluera avec vous l’ensemble des éléments nécessaires et indispensables pour mettre en œuvre l’augmentation mammaire. L’occasion pour vous d’appréhender au mieux l’opération, mais aussi la période post-opératoire. Il va aussi déterminer si vous souffrez d’une malformation du sein, en évaluer son degré. En effet, dépendamment des cas, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge sous conditions de la part de la Sécurité Sociale. Sachez que la reconstruction mammaire des suites d’un cancer du sein est prise en charge à 100% sur la base du tarif de l’Assurance maladie (les praticiens pratiquant les dépassements d’honoraires seront alors à votre charge). Pour vous aider dans le choix de la prothèse mammaire, le praticien vous aidera à trouver le meilleur compromis entre vos envies et l’harmonie de votre silhouette dans le but d’obtenir un résultat le plus naturel possible. Bien sûr, vous pourrez essayer différentes prothèses et vous aider de la simulation informatique pour opérer le bon choix. 

En parallèle, le praticien peut vous proposer une augmentation mammaire par lipofilling. Également appelée lipostructure, il s’agit de prélever de la masse graisseuse sur l’une des zones de votre corps où elle est en excès avant de la réinjecter au niveau de vos seins. En fait il s’agit d’un transfert de greffe auto-logue dans un but de comblement tout simplement. Cette technique n’est prise en charge par l’Assurance maladie que dans de rares cas. Dans tous les cas, l’anesthésie peut se faire sous anesthésie générale, mais aussi sous anesthésie locale en ambulatoire dépendamment des situations. La durée de l’intervention variant entre 1 et 4 heures. Là encore, vous aurez quelques contraintes postopératoires à l’image du port d’un soutien-gorge de maintien entre autres. Le résultat définitif est en général visible après 3 mois.   

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here