SantéL'implant pour les diabétiques : que faut-il savoir ?

L’implant pour les diabétiques : que faut-il savoir ?

Le diabète de type 2 est malheureusement une maladie qui se développe de plus en plus, parfois en raison d’une alimentation trop riche et d’un manque d’exercice physique. Néanmoins, ce n’est pas la seule cause de la maladie. Il existe des diabètes de type 1 qui touchent des sujets plus jeunes, comme des adolescents et des adultes. Si dans le cas d’un diabète de type 2, il existe des traitements médicamenteux oraux, ce n’est pas le cas pour le diabète de type 1. Néanmoins, les progrès de la médecine sont encourageants et bientôt peut-être différents implants pourront suivre le glucose de façon non invasive et faire office de pancréas pour une personne atteinte d’un diabète de type 1.

Quel est le rôle de cet implant pour les diabétiques ?

Des chercheurs de l’Institut Fresnel, en collaboration avec le Centre de recherche en Cardiovasculaire et Nutrition (laboratoires membres de l’Institut Carnot STAR) et le Centre Interdisciplinaire de Nanoscience de Marseille étudient la possibilité d’utiliser les radiofréquences pour suivre le glucose. Cette technique pourrait constituer une alternative moins invasive que les aiguilles ou les implants classiques qui au-delà d’être inconfortables présentent des risques infectieux. Le système serait composé de capteurs intégrés à des antennes qui enverraient et recevraient des signaux depuis les zones explorées.

Quel est le rôle de cet implant pour les diabétiques ?
Source : shutterstock.com

Tous les diabétiques peuvent-ils en profiter ?

Cette avancée médicale et technologique si elle voit le jour s’adressera à tous les diabétiques quel que soit leur type de diabète. Étant donné qu’elle servirait avant tout à détecter les pics de glycémie et suivre le taux de glucose dans le sang, tout le monde pourrait en bénéficier.

Pour le moment, cette technologie n’en est encore qu’au stade de test et n’a pas vu le jour. Cette sonde a par contre été testée sur des tissus hépatiques ex vivo (c’est-à-dire sur des cellules extraites de l’organisme), ainsi que sur des tissus de souris. Elle n’a pas encore été testée sur des tissus hépatiques in vivo (dans l’organisme même), ce qui constituera la prochaine étape. Cette avancée est très encourageante et offre un espoir non négligeable de mieux suivre les taux de glucose dans le sang de façon non invasive.

D’autres solutions possibles dans le futur ?

Autre avancée technologique : l’implant pour pallier la déficience du pancréas.

Trois équipes mondiales se penchent sur ce projet, dont une en France. Concrètement, cet implant qui n’a pas encore vu le jour est en cours d’études par une start-up française en collaboration avec un laboratoire de recherche.

Cet implant remplirait trois fonctions. D’une part, il doit tenir une fonction protectrice vis-à-vis des cellules pancréatiques transplantées par rapport aux attaques immunitaires qu’elles pourraient subir. D’autre part, il doit réguler l’insuline puisqu’un taux d’insuline trop élevé pourrait être dangereux, voire fatal. Enfin, cet implant doit rendre les cellules transplantées fonctionnelles et les pousser à produire l’insuline nécessaire à la régulation du glucose dans le sang.

Cet implant s’il voit le jour s’adressera aux personnes souffrant d’un diabète de type 1. En effet, le diabète de type 2 est exclu de cette technologie, puisqu’il peut être soigné à l’aide de médicaments à prendre par voie orale couplés à un remaniement de l’hygiène de vie. Quant au diabète de type 1, il ne peut pas profiter de ces médicaments. Seule l’injection d’insuline permet à l’heure actuelle de soigner des personnes diabétiques de type 1, mais cette solution a ses limites dans les cas les plus graves. L’implant serait donc une véritable évolution dans le traitement du diabète de type 1, puisqu’il produirait de l’insuline à la demande.