Fuites urinaires : quand peut-on parler d’incontinence ?

SantéFuites urinaires : quand peut-on parler d'incontinence ?

De nombreuses personnes pensent qu’il n’est pas juste d’assimiler toutes formes de fuites urinaires à de l’incontinence. Elles avancent souvent que le problème ne peut être considéré comme de l’incontinence que lorsqu’il affecte des personnes âgées qui n’ont plus la capacité de se retenir. Mais est-ce tout à fait cela ? À partir de quels symptômes ou dans quels cas les fuites urinaires relèvent-elles pleinement de l’incontinence ? Découvrez ici les réponses.

Fuite urinaire et incontinence urinaire : ces expressions disent-elles la même chose ?

La fuite urinaire traduit une perte involontaire d’urines qui touche à la fois les hommes, les femmes et les enfants, sans distinction d’âge. L’intensité avec laquelle cela a lieu peut varier de quelques gouttes seulement à plusieurs centaines de millilitres. Les fuites urinaires peuvent survenir à la suite d’une énurésie (fuite pendant le sommeil), d’une incontinence, ou d’une impériosité mictionnelle (fuite qui se produit lorsque la vessie est trop pleine). L’énurésie concerne principalement les jeunes enfants, même si elle peut également apparaître chez certains adultes.

L’incontinence est aussi appelée fuite urinaire. Elle peut survenir à n’importe quel âge, mais on estime qu’elle est plus fréquente à partir de 50 ans. Chez la femme, elle peut apparaître à la suite d’une grossesse ou d’un accouchement et chez l’homme, à la suite d’un problème de prostate (cancer, chirurgie…). Une hyperactivité de la vessie peut de même entraîner une incontinence, surtout chez les personnes qui souffrent d’un rétrécissement de l’urètre, d’une cystite, d’une augmentation de la prostate ou d’une pathologie neurologique comme la maladie de Parkinson.

Sur le plan terminologique, il est clair qu’une nuance réelle ne peut s’opérer entre la notion des fuites urinaires et celle de l’incontinence. Les deux expressions désignent les mêmes réalités et ne sont aucunement une fatalité. Comme vous pourrez le découvrir sur des sites spécialisés comme Oplusmedical.fr, il existe une multitude de ressources pour pallier les fuites urinaires et pour venir à bout du problème.

En ce qui concerne le matériel médical, vous pouvez surtout penser à des protections contre l’incontinence légère, modérée ou complexe, comme les changes ou protections anatomiques, les culottes, les slips et les pants absorbants. Ce sont des solutions modernes qui s’adaptent à votre profil (adolescent, jeune, personne âgée) et qui bénéficient constamment d’innovations, qu’il s’agisse de mieux empêcher les fuites ou de faire disparaître les odeurs et les problèmes dermatologiques. Ces accessoires offrent des niveaux d’absorption élevés et certaines d’entre elles s’apparentent à des sous-vêtements que vous pouvez porter au quotidien sans gêne.

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Les différents types d’incontinences urinaires

En réalité, la fuite urinaire ou l’incontinence n’est pas concrètement une maladie. Il s’agit plutôt d’un symptôme le plus souvent lié à un trouble physique. Afin de savoir quand l’évoquer chez un individu, il est indispensable d’en connaître les différents types. Nous en distinguons sept.

L’incontinence urinaire d’effort

C’est le type d’incontinence le plus fréquent chez les femmes. Il se caractérise par une perte urinaire involontaire et peu volumineuse qui se manifeste de plusieurs façons. Cela survient de manière insoupçonnée lorsque de petits efforts pouvant exercer une pression sur la vessie sont effectués, comme par exemple tousser, rire, éternuer ou soulever un objet lourd. De même, vous pouvez ressentir la même chose lors d’efforts physiques pendant le sport ou l’activité sexuelle.

Cette forme d’incontinence urinaire traduit généralement un affaiblissement des muscles du périnée ou des muscles du sphincter urétral. Il est très rare qu’il soit mentionné chez des hommes, sauf dans quelques cas d’opération de la prostate (mais il s’agit la plupart du temps d’une manifestation passagère dans ce cas). L’incontinence d’effort est un problème majoritairement féminin qui peut survenir après la ménopause (suite à la baisse de la production d’œstrogènes), pendant la grossesse ou après l’accouchement.

En dehors de ces cas, elle peut aussi toucher des femmes qui n’ont jamais été enceintes ou qui ne sont pas ménopausées. Les facteurs principaux qui peuvent aggraver cette fuite d’urine sont entre autres le tabagisme, l’obésité, la constipation ou l’éternuement chronique.

Pour traiter ce type d’incontinence, les soins à préconiser dépendent des facteurs ou de la cause identifiée. Souvent, après l’accouchement, quelques exercices de rééducation quotidienne du périnée suffisent pour renforcer les muscles affaiblis. De même, un régime pour perdre du poids peut être conseillé lorsque le problème est dû au surpoids. Dans le cas du tabagisme, il faut arrêter de fumer. Chez les femmes ménopausées, un traitement hormonal peut s’avérer nécessaire.

L’hyperactivité vésicale ou incontinence par impériosité

Aussi connu sous le nom d’incontinence urinaire d’urgence, ce type de fuite d’urines faible ou volumineuse est souvent le résultat d’un problème de santé chronique qui se répercute sur le contrôle nerveux de la vessie. Il est très fréquent chez les femmes, mais peut également toucher les enfants et les hommes âgés. La personne qui en souffre ressent trop souvent une envie pressante d’uriner qui ne lui laisse pas toujours le temps d’atteindre les toilettes. Parfois, le simple fait d’entendre l’écoulement de l’eau ou de penser à uriner peut déclencher d’importantes pertes d’urines.

Ce problème est dû à une contraction incontrôlée de la vessie qui peut être provoquée spécifiquement chez l’homme par l’hypertrophie de la prostate. Des facteurs communs aux deux sexes peuvent en être la cause : le vieillissement, les maladies de la vessie, les traumatismes ou pathologies neurologiques, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’obstruction des voies urinaires ou le diabète.

Lorsque ce symptôme est manifeste, il est important de consulter un médecin pour un diagnostic. En guise de traitement, des séries d’exercices de renforcement musculaire suffisent généralement pour corriger le problème.

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L’incontinence urinaire mixte

Ce type d’incontinence urinaire est une combinaison de plusieurs symptômes qui se manifestent aussi bien chez l’homme que chez la femme. Généralement, il associe au moins deux formes de ce trouble. Dans ce cas, la combinaison la plus fréquente est celle de l’incontinence d’effort et de l’hyperactivité vésicale. Cela représente environ le quart des incontinences urinaires féminines.

Le phénomène du trop-plein ou incontinence urinaire par regorgement

C’est le cas le plus fréquent de fuites urinaires que l’on rencontre chez l’homme. Il s’agit d’un problème de rétention d’urine qui empêche le trop-plein de la vessie de se vider correctement. En effet, celle-ci se vidange goutte après goutte, pas entièrement et en tout moment. Ce phénomène survient surtout de nuit. Il peut être le résultat des effets secondaires de certains médicaments, d’un trouble de la prostate, d’un manque de contractions de la vessie, de problèmes de constipation ou d’obstruction de l’urètre.

Le traitement adéquat pour traiter ce type d’incontinence est médicamenteux ou peut consister en un sondage urinaire, permanent ou intermittent.

incontinence urinaire fuite

L’incontinence fonctionnelle

Lorsqu’une personne ne peut se rendre aux toilettes à temps à cause d’un trouble physique ou mental, on affirme qu’elle souffre d’une incontinence fonctionnelle. Ceci peut se caractériser par une altération du contrôle de la vessie, mais ce n’est pas toujours le cas. Certaines personnes sont en mesure de se retenir, mais ne peuvent pas se rendre elles-mêmes jusqu’aux toilettes à cause d’un problème de mobilité (fracture de la hanche, arthrose du genou…) ou d’un trouble cognitif dû à un accident vasculaire cérébral. Ce phénomène se constate majoritairement chez les personnes âgées.

L’incontinence urinaire post-miction

Cette forme d’incontinence est surtout fréquente chez les hommes âgés. Cependant, elle peut parfois être constatée chez des hommes jeunes et chez certaines femmes aussi. Le phénomène se caractérise par la présence constante de résidus connus sous le nom de “gouttes retardataires” ainsi que la sensation de ne pas avoir vidé sa vessie, même quand on revient juste des toilettes. Plusieurs causes possibles sont connues pour ce problème, mais les plus courantes sont l’obstruction de l’urètre et l’affaiblissement du plancher pelvien.

Le traitement adapté pour corriger une incontinence post-mictionnelle se résume souvent aux exercices de rééducation.

La vessie neurogène

Lorsque l’origine des fuites urinaires chez un individu est relative à des troubles neurologiques (lésions survenues à la suite d’un accident, sclérose en plaques, maladie de Parkinson…), on parle alors de vessie neurogène. Ces troubles peuvent en effet affecter la moelle épinière ou entraîner une destruction partielle, voire complète, du sphincter qui contrôle la sortie de l’urine. On assiste alors à un écoulement continu d’urine, de jour comme de nuit. Ce genre de situation peut survenir à la suite d’une chirurgie de la prostate par exemple. Cela peut favoriser à la fois le développement d’une fuite par impériosité, par regorgement ou mixte.

Dans chacun des cas mentionnés, nous sommes en face d’un problème d’incontinence urinaire. Néanmoins, qu’elle soit bénigne ou grave, l’incontinence n’est pas une fatalité. Il existe de nombreuses solutions pour en venir à bout ou pour vous aider à vivre avec au quotidien.