SantéDiabète : premiers signes et précautions

Diabète : premiers signes et précautions

Le diabète est une maladie apparaissant soit lorsqu’on est jeune, soit vers quarante ans selon le type de diabète que l’on a puisqu’il en existe de deux sortes. Elle se définit par un excès de sucre dans le sang, soit un taux de glucose trop élevé. On appelle cela l’hyperglycémie.

Le diabète : c’est quoi ?

Le diabète est une maladie caractérisée par un taux trop élevé de glucose dans le sang, et ce, de façon constante.

Deux principaux types de diabète existent. L’excès de glucose dans le diabète de type 1 est dû à un dysfonctionnement du pancréas qui produit l’insuline, l’hormone permettant de réguler le glucose. Aucune insuline n’est donc produit, et donc aucune hormone n’est capable de réguler le taux de glucose dans le sang. Dans le diabète de type 2 (plus insidieux), l’excès est provoqué par une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme. Les symptômes mettent du temps à apparaître, et il peut se passer des années sans que l’on détecte la maladie. C’est pour cela que plus généralement, on s’en aperçoit vers 40 ans.

Le diabète : c'est quoi ?
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Les différents types de diabète

Diabète de type 1 :

Le diabète de type 1 touche un pourcentage moins important de la population que le diabète de type 2. Il apparaît majoritairement chez des sujets plus jeunes (enfant, adolescent, jeune adulte), et l’on éprouve des difficultés à déterminer causes de cette maladie. La disposition génétique est la seule cause connue, les autres moins. Dans le diabète de type 1, le corps ne fabrique plus suffisamment d’insuline, ce qui a pour conséquence que le glucose ne rentre plus dans les cellules et retourne dans le sang sans qu’il ne soit filtré.

Diabète de type 2 :

C’est le type de diabète le plus courant apparaissant tardivement (vers 40 ans), même si l’on observe l’apparition progressive de cas plus jeunes. Parmi les principales causes de ce type de diabète, on notera le manque d’activité physique, une alimentation trop riche et du surpoids. L’évolution de la maladie est insidieuse. Des années peuvent s’écouler entre des premières hyperglycémies et le diagnostic. Le diabète de type de 2 se différencie du diabète de type 1, puisque ce ne sont pas les mêmes anomalies que l’on détecte. Dans le cas du type 2, le pancréas fabrique de l’insuline, mais pas suffisamment par rapport à la glycémie, c’est ce que l’on appelle l’insulinopénie. Autrement, il peut s’agir également d’une mauvaise action de l’insuline et auquel cas, on appelle cela l’insulinorésistance.

Les conséquences du diabète

Que vous soyez par un diabète de type 1 ou un diabète de type 2, les conséquences sont les mêmes. À terme, ce déséquilibre glycémique entraîne la dégradation des nerfs et des vaisseaux qui transportent le sang et les messages nerveux au cerveau. Les organes par répercussion sont moins irrigués et s’abîment progressivement. Leur dysfonctionnement devient une porte ouverte à d’autres types de complications, comme des problèmes cardiaques, de vue, etc.

Quels sont les premiers signes du diabète ?

Diabète de type 1 :

Les premiers signes de ce type de diabète sont :

  • Une perte de poids rapide
  • Une soif intense
  • Des urines abondantes

Diabète de type 2 :

Les premiers signes de ce second type de diabète sont 

  • Des difficultés à cicatriser
  • Des troubles de la vision
  • Des infections fréquentes au niveau gencives et du vagin
  • Une perte de sensibilité au niveau des pieds

Peut-on faire baisser son diabète ?

Oui, cela est possible. Pour cela, il est déjà possible de s’injecter de l’insuline dans le cas du diabète de type 1 ou de prendre des médicaments par voie orale pour le diabète de type 2. Néanmoins, si ces solutions sont efficientes pour réguler le taux de glucose, elles doivent être couplées avec un changement de l’hygiène de vie pour être réellement efficaces. Rééquilibrer son alimentation selon ses besoins est nécessaire, et se faire suivre par un diététicien est hautement encouragé. Pratiquer un sport est également important.

Certaines solutions naturelles alternatives aux médicaments dans le cas d’un diabète de type 2 pourraient faire baisser le diabète, néanmoins il est nécessaire de demander un avis médical sur le sujet avant de ne prendre des décisions vous-mêmes. Il s’agit de la berbérine, un composé extrait des plantes de la famille des berbéridacées. Elle est utilisée par la médecine traditionnelle chinoise, et on la retrouve aujourd’hui sous forme de gélules.

L’on prête aussi des vertus à la fleur de carthame, mais plutôt pour le cholestérol. Néanmoins, certains témoignages en font aussi un remède pour le diabète. Néanmoins, il n’y a aucun fondement médical encore et le mieux est d’en discuter avec son médecin.

Peut-on faire baisser son diabète ?
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Comment vivre avec ?

Il est tout à fait possible de vivre avec du diabète 2. Il existe des médicaments par voie orale qui ne soignent pas la maladie, mais qui régulent le taux de glucose, toutefois pour que cela soit efficient, il faut aussi changer son hygiène de vie. Se tourner vers une alimentation équilibrée et variée ainsi qu’une activité physique sont deux choses importantes.

Pour le diabète de type 1, cela est plus compliqué puisque la cause est due à un dysfonctionnement du pancréas qui ne produit plus du tout d’insuline. La médicamentation orale n’existe pas pour ce type de diabète, seule l’injection régulière d’insuline permet de vivre avec. Pour vivre avec un diabète de type 1, il faut également avoir une discipline radicale au niveau de l’alimentation et du sport, et éviter toutes les substances pouvant causer des pics de glycémie (alcool, tabac, etc.). La pratique d’une activité sportive est également recommandées.

Dans un futur proche, peut-être verra-t-on l’apparition d’un implant pour les diabétiques de type 1. Le projet fait déjà l’objet de recherches avancées de la part de trois équipes scientifiques dans le monde, dont une en France. Cet implant pourrait venir pallier la déficience du pancréas défectueux et permettre de produire suffisamment d’insuline de qualité pour réguler le glucose, sans en avoir recours à l’injection d’insuline.