Alors que les autorités québécoises comptent installer à la rentrée prochaine un défibrillateur dans toutes les écoles secondaires, en France l’installation des défibrillateurs dans les lieux publics se généralise de plus en plus. Appareil accessible à tous (la loi autorise à tout citoyen d’utiliser un défibrillateur) et d’une grande simplicité d’utilisation, son utilité n’est plus à prouver. Et pour cause, elle permet de sauver des vies ! En France, 50 000 personnes meurent prématurément d’un arrêt cardiaque et 7 fois sur 10, ils surviennent devant témoin. Gros plan sur un appareil indispensable en cas d’arrêt cardiaque mais aussi et surtout, sur les gestes qui sauvent.

Défibrillateur : reconnaître l’arrêt cardiaque

L’arrêt cardiaque est dû à un trouble du rythme cardiaque appelé ” fibrillation ventriculaire “. La victime perd alors connaissance, tombe et ne réagit pas aux diverses stimulations. Parce que le cœur ne fonctionne plus ou mal, la victime ne respire plus ou les mouvements sont lents, bruyants et anarchiques. Et parce que cela peut survenir de manière brutale, mieux vaut appeler les secours, procéder à un massage cardiaque puis utiliser un défibrillateur à l’image des défibrillateur accessibles sur le site www.defibril.fr.

Défibrillateur : apprendre les gestes qui sauvent 

Geste 1 : alerter 

La première des choses est de placer la victime dans une zone sécurisée. Ensuite, comme évoqué précédemment, il faut alerter les secours (en composant le 15) pour donner l’alerte. Il faut alors décrire la scène et préciser l’état de la victime de manière la plus exhaustive possible. Mieux vaut ne pas oublier de donner l’adresse et toutes les informations précises où se trouve la victime. Dans tous les cas, l’opérateur posera les questions nécessaires pour la prise en charge de la victime et surtout, il est impératif de ne pas raccrocher tant que l’opérateur du SAMU ne le précise.

Geste 2 : masser 

Pour masser le cœur de la victime, il faut l’allonger sur le dos. Une fois à genoux, placé à côté de la victime, il faut positionner les mains l’une sur l’autre, au mieux du thorax, les bras bien tendus. Bien au-dessus, il faut alors appuyer dessus en effectuant des pressions sur un rythme régulier, 2 par seconde. En parallèle, il faut aussi pratiquer des insufflations au rythme de 2 insufflations toutes les 30 compressions. 

Geste 3 : défibriller

Lorsqu’une personne est victime d’un arrêt cardiaque, après ces deux premiers gestes, le cœur doit être relancé par un choc électrique délivré par un défibrillateur. Le défibrillateur automatisé externe va alors analyser l’activité électrique du cœur de la victime, reconnaître l’anomalie à l’origine de l’arrêt cardiaque, délivrer ou inviter le sauveteur à délivrer un choc électrique pour relancer l’activité électrique normale du cœur. Pour cela, il suffit d’ouvrir le défibrillateur et se laisser guider par les instructions vocales. Puis, coller les électrodes (une sous la clavicule et l’autre sous le sein gauche), connecter le câble et attendre les résultats d’analyse de l’appareil. Ensuite, deux possibilités se présentent : le choc est recommandé ou le choc n’est pas recommandé, dans ce deuxième cas, il faut reprendre le massage cardiaque.

Défibrillateur : prendre les précautions d’usage

Mieux vaut prendre toutes les précautions d’usage avant de prendre en charge la victime. La victime ne doit pas être allongée sur un sol mouillé ni sur une surface en métal avant de débuter la défibrillation. Elle doit être allongée sur une surface sèche. En marge, il est impératif de se former aux gestes qui sauvent en se rapprochant de la croix rouge par exemple. 

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