Les problèmes de démographie médicale sur le territoire, ainsi que le vieillissement de la population et, avec lui, l’augmentation des maladies chroniques ont encouragé une nouvelle forme de prise en charge des patients portée par les évolutions technologiques : la télémédecine.
La télémédecine, c’est bien plus que de spectaculaires opérations réalisées par un chirurgien sur une patiente à 600Km de distance… C’est surtout devenu le quotidien d’un nombre croissant d’établissements de santé qui ont maintenant recours à cette nouvelle forme d’organisation des soins.
Le terme « télémédecine » englobe en effet toutes les pratiques médicales réalisées à distance grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Encadrée par la loi HPST et un décret de 2010 qui en a précisé les activités, la télémédecine est opérationnelle en France depuis 1995.
« Peu à peu, la plupart des régions françaises ont développé des expériences pilotes. » explique ainsi Pierre Simon, co-auteur d’un rapport ministériel sur la place de la télémédecine dans l’organisation des soins. « Ainsi, la Bretagne s’est intéressée à la surveillance à distance des dialyses, la Basse-Normandie à celle des insuffisances cardiaques, la Franche-Comté à la prise en charge des AVC, Midi-Pyrénées à la téléexpertise spécialisée entre le CHU et les établissements de proximité… ».
Mais c’est surtout dans le domaine de la radiologie qu’elle a rapidement progressé : « Cela a commencé avec le transfert d’images en direction des services de neurochirurgie lors d’accidents de la voie publique. Puis, la nouvelle organisation des urgences dans les établissements de santé qui n’avaient plus de radiologues de garde les a obligé à mettre en place un service de téléimagerie…» poursuit le Dr Simon.
Les cliniques et hôpitaux privés impliquées
Conscient des apports potentiels considérables de la télémédecine, le gouvernement a donc encouragé son essor. Les cliniques et hôpitaux privés se sont montrés actifs en créant des structures chargées de la déployer dans les régions.
« Le Groupement de Coopération Sanitaire de Haute-Normandie travaille par exemple à cartographier le réseau haut-débit, à mettre en place le DMP, à créer des téléconsultations et des téléexpertises en radiologie. Il réfléchit aussi aux problèmes qui vont se poser autour de l’hébergement des donnés de santé – confidentialité, mutualisation ou non du stockage, etc… » précise le Dr Dominique Poels, dirigeant de la clinique de l’Europe à Rouen et Président de la commission Télémédecine au syndicat MCO (médecine chirurgie obstétrique) de la Fédération de l’hospitalisation privée. « Nous devons absolument participer activment au développement de la télémédecine car cette dernière va transformer radicalement l’organisation de la santé » souligne-t-il.
Des atouts pour les patients
Du reste, dès les prochains mois, les Agences Régionales de Santé (ARS) vont mettre en œuvre un vaste Plan national de déploiement de la télémédecine autour de cinq priorités, dont la première est la prise en charge des AVC.
« En effet, explique Pierre Simon, si un urgentiste peut transmettre un scanner à un spécialiste d’une unité neurovasculaire, puis effectuer une téléconsultation avec un neurologue vasculaire pour envisager une thrombolyse dans un délai de 4h30, cela peut diminuer grandement les séquelles. » Et c’est l’un des atouts fondamentaux de la télémédecine : pouvoir offrir aux patients une égalité des chances face à la maladie malgré les disparités qui existent d’un territoire à l’autre.
La permanence des soins en téléradiologie est une des autres priorités du Plan national car elle doit être plus structurée et plus encadrée. « Par exemple, il faut mettre en place une meilleure traçabilité du dialogue qui s’établit entre les praticiens après transfert des radios » explique notre expert.
Autres axes majeurs du Plan national : l’amélioration de la santé des détenus (téléconsultations de psychiatrie), télémédicalisation accrue des établissements médicosociaux (pour éviter des déplacements aux personnes âgées), et surveillance à distance des maladies chroniques.
« La télémédecine est un véritable levier pour de nouvelles organisations de soins » conclut le Dr Pierre Simon.
Eric Maunoir
Publié le 20 février 2012

Bonsoir,on peut regretter bien sfbr que la the8se d’un re9chauffement cmailtique d’origine anthropique n’ait pas e9te9 questionne9 durant les ne9gociations. Cela s’explique en partie par le fait qu’une partie non ne9gligeable des e9tudiants ayant participe9 e0 ce projet suivent un master centre9 sur les proble9matiques environnementales (EDDR, pour Environnement, Risques et De9veloppement Durable ; SPE pour Sciences et Politiques de l’Environnement). C’est mon cas, et je ne pense pas qu’arriver dans les ne9gociations en climatosceptique aurait e9te9 tre8s constructif (meame si certaines de9le9gations ont remis en cause les chiffres apporte9s par le GIEC). c7a ne veut pas force9ment dire que tous les e9tudiants de Sciences Po sont convaincus de la re9alite9 du changement cmailtique, car seulement 180 d’entre eux ont participe9 au projet Copenhague.Vous trouvez aberrant la cre9ation d’une OME, en partie pour des raisons de re9alisme ge9opolitique. Bien que la pre9paration de la simulation ait de9bute9 de8s septembre dernier, il est en effet peu probable que nous autres participants ayons pu nous approprier e0 100% toutes les conside9rations politiques, e9conomiques, sociales, culturelles, environnementales e0 l’œuvre dans les pays que nous avons incarne9 au cours des ne9gociations. Toutefois, la cre9ation de l’OME demeure une hypothe8se inte9ressante, car il s’agirait d’une institution internationale ayant la stature et les compe9tences ne9cessaires pour adresser des questions ve9ritablement globales, celles de l’environnement et du climat. Si ces proble9matiques continuent e0 gagner en complexite9 dans le futur, la cre9ation d’un organisme de type OME ne fait aucun doute (espe9rons que cette re9alisation se fera avant plutf4t qu’apre8s que les relations internationales ne se de9gradent brutalement e0 cause de facteurs environnementaux). Vous avez raison de poser la question de l’efficacite9 de cette nouvelle organisation internationale, la souverainete9 des c9tats e9tant encore et toujours la clef de vofbte du DIP, mais l’apparition de l’OME enverrait dans tous les cas un signal fort.