L’obésité, un problème de santé publique

L’obésité : vers une meilleure prise en charge

Véritable problème de santé publique, l’obésité est une maladie chronique, facteur de nombreuses maladies graves et raccourcit l’espérance de vie des personnes atteintes. En rapide expansion, on estime que la…

Véritable problème de santé publique, l’obésité est une maladie chronique, facteur de nombreuses maladies graves et raccourcit l’espérance de vie des personnes atteintes. En rapide expansion, on estime que la France connaîtra les prévalences actuellement observées aux Etats-Unis vers 2020… à moins que les politiques de prévention portent leurs fruits.

L’obésité  évolue en plusieurs phases. Elle est à l’origine une maladie comportementale liée à l’environnement du patient mais devient, à partir d’un certain stade, une maladie des organes.  Diabète, maladies cardiorespiratoires, conséquences articulaires et cancers sont plus fréquents chez les personnes obèses. Sans compter l’impact psychologique et social qui peut être considérable.

Plusieurs types d’obésité

Il n’y a pas une mais des obésités. Chaque pathologie doit être traitée différemment selon l’âge, l’ancienneté de la maladie, les prédispositions génétiques ou encore la distribution de la masse de gras. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) mesure la proportion entre le poids et la taille et constitue un barème pour déterminer la gravité de l’obésité. On distingue ainsi l’obésité modérée (Indice de Masse Corporelle compris entre 30 et 35 kg/m²), de l’obésité sévère (IMC compris entre 35 et 40 kg/m²) et de l’obésité morbide (IMC supérieur à 40 kg/m²).

La prise en charge de l’obésité est difficile. Du fait de ses formes cliniques diverses et des fréquentes comorbidités associées, il ne peut exister une seule façon de traiter cette maladie. Et puisque l’obésité a des conséquences sur la qualité de vie, son traitement implique des modifications des habitudes de vie, en particulier la réduction de la sédentarité et l’équilibre alimentaire.

Une forte progression

Selon le rapport sur la prévention de l’obésité remis à l’Assemblée Nationale par la députée Valérie Boyer, 42 % de la population française serait en surpoids ou obèse. Toutes les sources attestent d’une rapide progression de l’obésité au sein de la société française. En 1980, l’INSEE estimait à 6,1% le taux de personnes obèses en France. En 2009 , l’enquête Obepi, sur le surpoids et l’obésité mise en place par l’INSERM, TNS Healthcare et les laboratoires Roche situait le nombre de patients obèses à 14.5 % de la population et le taux de patients en surpoids (IMC compris entre 25 et 30 kg/m²) à 30 % .

Un problème de société

Si l’obésité est une maladie avant tout comportementale, sa rapide contagion au sein des sociétés modernes pose question. L’obésité ne relève pas uniquement de comportements individuels mais  constitue un véritable problème de société. Maladie des sociétés sédentaires pour certains, de la société de consommation pour d’autres, le traitement et la prise en charge de ces affections constituent un véritable enjeu pour notre système de santé. En effet, chaque année l’obésité et le surpoids coûtent 10 milliards d’euros à notre système de santé[1]. Afin de réduire ce coût, la coopération entre établissements de soins  publics et privés est une des pistes de réflexion à privilégier.

Enfin, l’obésité constitue un enjeu social. La relation entre précarité et obésité est particulièrement pertinente comme le rappelle Valérie Boyer dans son rapport parlementaire. « Marqueur d’inégalité sociale », l’obésité progresse plus rapidement au sein des couches défavorisées de la société. Les mêmes qui sont le plus éloignés du système de santé.

Article réalisé avec le concours du Dr Frédéric SANGUIGNOL, Président du Syndicat de Soins de Suite à la CSSR/FHP, Secrétaire Général de la Société d’Education Thérapeutique Européenne (SETE), Directeur de la Clinique du Château de Vernhes à BONDIGOUX (31340)


[1] Prévention de l’obésité, rapport remis par Valérie Boyer à l’Assemblée nationale

Voir aussi:

Le Repère consacré aux chiffres clefs de l’obésité

Eric Maunoir

Publié le 26 novembre 2010

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Commentaires (4)

  1. le 31 janvier 2011 par Banos

    L’obésité est de plus en plus en plus fréquente, précoce et grave, avec une prévalence de 14% de la population générale en Aquitaine. Les formes graves sont en franche augmentation et concernent 1% de la population. Ses retentissements sont lourds en termes de complications, augmentation du risque de cancer, altération de la qualité de vie et espérance de vie des patients, coûts de santé et coûts indirects pour la collectivité ; sa prise en charge est complexe.

    Clinique PRINCESS
    Établissement spécialisé en endocrinologie, maladies métaboliques et éducation thérapeutique, court séjour.
    http://www.clinique-princess.com

    • le 10 septembre 2012 par Mariangeles

      dit :Si vous re9pondez oui e0 cette question, c’est que vous n’avez pas de cœur et que vous eates aeugvle9s par l’e9goefsme et la haine envers l’eatre humain.Tu vas vite en besogne je trouve.Le danger est justement de s’arreater sur des cas individuels. Je pose des questions. Si on fait une assurance super large qui fait que le pauvre est prote9ge9, la sante9 ayant quand meame un prix, on fait immanquablement des impasses sur d’autres choses et ces impasses condamnent d’autres personnes.Pour faire une me9taphore. Tu as trois personnes en attente d’un coeur, mais un seul coeur disponible. c0 qui tu le donnes ? Au retraite9, ancien combattant me9daille9 ? Au jeune sans diplf4me de 20 ans ? c0 la femme de 35 ans, qui a un bon me9tier, mais qui a d’autres soucis de sante9 ? (et les parame8tres e9nonce9s rentrent en ligne de compte dans le choix des me9decins pour l’attribution d’un organe, outre la liste d’attente bien sfbr, ce sont des dilemmes e9thiques extreamement difficiles)Arme9e Re9volutionnaire, pour certaines questions on ne peut pas re9pondre.Au-dele0 du discours sur la pauvrete9, on peut aller encore plus loin. Quels budgets investir dans les maladies orphelines ? Quel cofbt la Socie9te9 est-elle preate e0 assumer ? Pour finalement repousser le proble8me (je gue9ri d’un cancer du poumon, mais je cre8ve d’un cancer de la gorge) ?Je suis navre9, mais l’argent rentre en ligne de compte . il faut faire des choix. Il ne s’agit pas de condamner les pauvres, il y a des assurances bon marche9. Et, personnellement, je suis pour un syste8me mixte prive9/public avec peu de contraintes. Mais e0 ton niveau ce serait repousser le proble8me Le pauvre serait couvert pour son angine, mais pas pour son cancer hyper rare.C’est bien beau de faire du sentimentalisme, mais revenir sur terre ce n’est pas haefr l’humain, bien au contraire.

      • le 9 novembre 2012 par Inocent

        Ce passage inlepretle, au sein d’un ab bb :Il faut travailler e0 la cre9ation d’une licence e9ducation (sur le mode8le des creative commons) qui garantisse la paternite9 des productions et le choix par l’auteur de son utilisation e0 des fins d’enseignement (commerciale ou uniquement dans le cadre du service public)Pourquoi e9crire de nouvelles licences ? Celles existantes ne suffisentelles pas ? Alors que le nume9rique permet — e0 cofbt marginal ne9gligeable — d’abolir l’exclusion de l’acce8s aux ressources pe9dagogique ; alors que des initiatives telles que Se9samath, ou plus largement re9pandue Wikipe9dia, montrent la voie pour un monde de ressources appropriables par tous car sous licence libre afin de promouvoir la connaissance dans toutes les sphe8res de la socie9te9, le Sgen-CFDT promeut manifestement de faire marche arrie8re en restreignant les usages des ressources produites aux seules fin d’enseignement, c’est e0 dire e0 usage re9serve9 dans le seul cadre de la scolarite9.Quel est le but poursuivi par cette mesure, svp ?

  2. le 13 septembre 2012 par Gladimir

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