Max Ponseillé, Président de l’UEHP

Les débats sur l’organisation des systèmes de santé restent souvent cantonnés, à tort, aux contextes nationaux. Pourtant, l’Union Européenne joue un rôle important dans les systèmes de santé des différents pays.

Elle s’est impliquée à l’occasion des principaux traités dans les grandes options de santé publique, elle a ciblé des programmes parmi lesquels on peut citer la lutte contre le tabagisme ou contre les infections nosocomiales…

Elle est également très présente dans la libre circulation des professionnels : depuis longtemps les médecins peuvent circuler librement et s’installer dans le pays de leur choix à l’intérieur de l’Union. Il en est de même pour d’autres professionnels soignants : infirmières, sages-femmes, kinésithérapeutes.

L’Union Européenne est attentive aux produits et à leur labellisation et une réglementation importante existe sur les produits sanguins mais aussi sur tous les dispositifs médicaux. Le marquage « CE » témoigne de cette implication.

En revanche,  l’Union Européenne est peu présente au niveau des systèmes de solidarité nationale ou d’assurance maladie ainsi que dans l’organisation de la médecine et notamment des hôpitaux. En effet, le principe de subsidiarité conduit les Etats nationaux à prendre en charge ces domaines.

Et pourtant, l’évolution des enjeux de santé est  commune à tous les européens. En effet, les besoins des populations européennes vont croître dans des proportions très importantes dans les années à venir. Le vieillissement de la population, la place des maladies chroniques, les progrès techniques et l’exigence des européens pour des soins nécessaires, mais aussi pour des soins qui peuvent paraître superflus, vont entraîner des coûts, des investissements, et nécessiter une bonne utilisation des fonds par des efforts de gestion, des organisations rigoureuses et très professionnelles.

L’Etat ne peut pas, ou ne doit pas, faire face seul à l’ensemble de ces enjeux. Son véritable rôle est plutôt celui d’un garant, d’un régulateur que celui d’un opérateur. Les Européens et leurs dirigeants doivent réaliser que cet effort devra nécessairement impliquer le secteur privé qui est particulièrement adapté par sa structure, ses statuts et son fonctionnement pour relever ce défi dans le respect de la qualité et de l’humanité nécessaires à ce type de services.

Max Ponseillé, Président de l’UEHP

Publié le 26 novembre 2010

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Commentaires (1)

  1. le 13 septembre 2012 par Suwchyy

    Cathy dit :je suis longue e0 la de9tente ! je viens de de9couvrir seeunmlet aujourd’hui que mon de9fi n’a e9te9 re9alise9 que par aude !peut mieux faire !continuez bien votre pe9riplebisesles eperdussin

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