Recherche contre le cancer : le privé se mobilise

Cancer : une prise en charge coordonnée et personnalisée

En 2009, 350 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en France. Soit 10 % de plus qu’il y a quatre ans. Le cancer reste la première cause de mortalité…

En 2009, 350 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en France. Soit 10 % de plus qu’il y a quatre ans. Le cancer reste la première cause de mortalité dans le pays et constitue un véritable enjeu de société. Pourtant, si le nombre de nouveaux cas a presque doublé en vingt ans, le taux de guérison a quant à lui augmenté de 25 %. Actuellement, une personne sur deux guérit du cancer. La recherche est le véritable moteur de ces succès, et reste la seule solution pour développer thérapies ciblées, traitements personnalisés et dépistages précoces efficaces.

Si la recherche est majoritairement réalisée dans le public, elle est aujourd’hui en plein devenir au sein du secteur privé. Les oncologues, spécialistes des maladies cancéreuses, exerçant dans les cliniques, sont nombreux à vouloir y apporter leurs compétences. C’est le cas du docteur Philippe Solal-Celigny, de la clinique Victor-Hugo au Mans, spécialisée en onco-hématologie. Sorecoh, sa société de recherche clinique, gère une cinquantaine d’essais thérapeutiques incluant une importante part des patients de la clinique.

Le taux d’inclusion des patients dans les essais constitue d’ailleurs un critère de la qualité de prise en charge de la maladie. « Notre activité de recherche attire […] les malades, qui savent qu’ils bénéficieront ici des derniers traitements », explique le Dr Solal-Celigny.

Des avantages reconnus également par Nadine Dohollou, oncologue à la polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine, qui ajoute « [La recherche] permet de dynamiser la pratique, de garder un esprit ouvert sur les derniers résultats de recherche, en parler avec les chercheurs lors de congrès ». L’établissement bordelais dispose de trois attachés de recherche clinique (ARC) à plein temps. Des postes décisifs : « Tous les médicaments existant sur le marché sont passés entre les mains des ARC, qui sont les premiers à voir les résultats sur les patients », explique Delphine, ARC dans la polyclinique.

Avec une équipe Inserm de Tours, Philippe Solal-Celigny a participé à la découverte des facteurs génétiques de réponse à des anticorps utilisés pour les lymphomes. Fait rare dans le monde de la recherche clinique privée en oncologie, il publie une demi-douzaine d’articles par an dans les revues scientifiques les plus prestigieuses. Il ne s’agit pas pour autant de recherche fondamentale : « Nous n’avons pas les compétences pour faire du fondamental. Nous sommes des cliniciens avant tout » précise le Docteur.

Un avenir à construire

Beaucoup de cliniques ont choisi de créer  des associations pour structurer leur recherche. Une étude réalisée par Sanofi-Aventis et le Cercle de réflexion de l’oncologie libérale (Crol) montre que ces structures disposent en moyenne de quatre médecins chercheurs. Cependant, comme le rappelle Nadine Dohollou, en tant qu’équipes privés libérales, « nous avons droit à moins de subventions publiques ». Les essais sont donc la source principale de financement. Dans le privé, il est très difficile de développer ou même de démarrer une activité de recherche, d’autant plus que les médecins manquent de temps pour ce travail bénévole.

C’est en optimisant son organisation et son financement que la recherche oncologique privée pourra continuer à se développer. L’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (UNHPC) en a fait depuis plus de dix ans un chantier prioritaire. Le CROL a repris deux propositions de l’UNHPC : centraliser la réception des essais cliniques dans une plateforme commune d’experts qui les adresseraient ensuite aux oncologues chercheurs intéressés; et organiser une forme de compagnonnage pour que les grosses structures épaulent les plus petites.

Voir aussi:

Le Repère consacré au cancer

Eric Maunoir

Publié le 26 novembre 2010

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Commentaires (2)

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  2. le 10 septembre 2012 par Zaki

    Quelques remarques:1/ Il y a quuqeles semaines, un ami d’enfance a affronte9 les balles apre8s l’e9lection pre9sidentielle au Gabon, qui a vue le rappeur de 5eme zone ali bongo remporter l’e9lection, avec tout le soutien des re9seaux de la frane7afrique (qui n’est pas mort) A l’e9poque du chirac finissant, un vieux con de droite (comme on dit), justifiait le ge9nie realpolitik de chirac avec cynisme et, un brun de racisme. J’ai eut droit aux mots moraliste droitdelhommiste parce que j’e9tais un imbe9cile qui ne comprenait rien aux enjeux et aux inte9reats supe9rieur de la france il est vrai que j’ai ose9 dire que finalement, en diplomatie, on soutien ceux qui finalement ont les meames mœurs et la meame vision des choses que nous chirac n’a innove9 en pas grand chose en matie8re de diplomatie frane7aise Il parait que meame la presse en rpc s’en moque mais chose inquie9tante: aucune nouvelle de Hu Haifeng, cet homme qu’aucun de mes amis aux yeux bride9s ne connaissent frane7afrique, frane7arabie, frane7asie, en fait, on meame en politique, on s’entend avec des gens avec qui on a tant en commun! on comprend ce refus absolu de reconnaeetre d’une fae7on ou d’une autre Taefwan 2/Silouane e0 raison, c’est vieux comme la vieille en France et force est de constater que, c’est une forte tradition de la Veme re9publique (sous de gaulles, les postes n’e9taient pas distribue9s entre copains de re9seaux d’anciens re9sistants?) Mais Olivier a aussi raison, ce n’est pas parce que c’est une vieille pratique que c’est tole9rable. Avant, e7a se faisait en toute discre9tion, parce que ce n’e9tait pas bien , aujourd’hui, c’est fait en plus avec ostentation et bon, je ne suis pas du genre e0 me moquer des gens qui prennent leur temps dans les e9tudes ( ) mais le0, y a un cf4te9 franchement caricatural! 3/ Pendant ce temps, on flic l’internet, on plante des cameras de surveillance, des radars, les gendarmes organisent des tirages au sort pour savoir qui va recevoir un PV pour exce8s de vitesse quand un type se fait arreater, le 1er magistrat du pays parle de coupable avant meame que le proce8s commence

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